Une porte qui se met à frotter du jour au lendemain. Une fissure en escalier qui traverse le mur du salon. Un carrelage qui semble pencher vers un angle de la pièce. Votre maison ne bascule pas d’un coup, elle s’enfonce lentement, et l’inquiétude grandit à chaque nouveau signe.
Un affaissement de terrain sous une maison est un mouvement de descente du sol qui porte les fondations. Quand ce sol se tasse de façon inégale, le bâti suit, se déforme et se fissure. C’est l’une des causes les plus sérieuses de fissures structurelles, car un affaissement actif progresse tant qu’on ne traite pas sa cause.
Ce guide vous aide à faire le tri. Reconnaître les signes, comprendre pourquoi votre maison bouge, savoir à quel moment agir, connaître les solutions de reprise et leurs prix réels, puis identifier la garantie qui peut jouer. L’objectif n’est pas de vous alarmer. C’est de vous permettre de distinguer le désordre bénin du problème sérieux, et d’agir au bon moment.
Identifiez votre situation, on vous oriente vers la bonne section
- Des fissures sont apparues et je crains que le sol bouge sous ma maison
- Je ne sais pas si c’est urgent ou si je peux surveiller
- On me parle de micropieux ou de résine, je veux connaître les prix
- Je me demande qui peut prendre en charge les travaux
- Je veux un avis neutre avant d’engager quoi que ce soit
Sans engagement. 15 à 20 minutes avec un expert. Vous repartez avec une orientation, pas un devis.
01 · Poser les basesAffaissement de terrain sous une maison : de quoi parle-t-on
Avant de chercher une solution, il faut nommer le phénomène avec précision. Trois mots reviennent sans cesse, et ils ne désignent pas la même chose. Les confondre, c’est déjà partir sur une mauvaise piste.
Trois niveaux de mouvement, trois lectures par l’expert
La ligne pointillée marque le niveau du sol d’origine. Plus le sol descend et de façon inégale, plus la structure souffre.
Tassement
Le sol s’enfonce sous la maison. Microfissures fines. C’est la cause qui décide de la suite, pas l’aspect.
Affaissement
Le bâti suit le sol de façon inégale. Fissures en escalier, ouvertures qui coincent, sol qui penche.
Effondrement
Rupture brutale d’une partie de la structure. Risque réel pour les occupants, intervention immédiate.
Le sol qui se dérobe sous les fondations
Une maison repose sur ses fondations, et ses fondations sur le sol. Ce sol n’est pas une base inerte. Il se charge en eau, il se rétracte en période sèche, il se comprime sous le poids du bâti.
Quand ce mouvement devient inégal d’un point à l’autre de la construction, la structure ne peut plus suivre. Elle se déforme, puis elle casse là où elle est la plus faible : angles d’ouvertures, jonctions entre deux volumes, maçonnerie la moins armée. C’est le mécanisme du tassement différentiel, à l’origine de la plupart des désordres structurels.
Tassement, affaissement, effondrement : trois niveaux à ne pas confondre
Le tassement est l’enfoncement du sol sous la construction, souvent lent et progressif. L’affaissement désigne le mouvement du bâti qui suit ce sol de manière inégale. L’effondrement est une rupture brutale et grave de la structure, avec un risque réel pour la sécurité.
Sur le terrain, un expert ne se contente pas de constater une fissure. Il cherche l’origine du désordre : nature du sol, type de fondations, présence d’arbres, gestion des eaux pluviales, historique de sécheresse. Cette lecture conditionne tout le reste, car la bonne réponse dépend de la bonne cause.
Pourquoi un affaissement ne se règle jamais en attendant
Un affaissement léger n’est pas une urgence vitale. Tant qu’il reste discret, il n’y a pas de danger immédiat pour les occupants. C’est justement ce qui pousse beaucoup de propriétaires à repousser le diagnostic.
Le problème, c’est qu’un affaissement actif progresse. Plus on intervient tard, plus la reprise devient lourde. Une fissure suivie dès son apparition laisse ouvertes des solutions légères, qu’un désordre généralisé découvert deux ans plus tard aura refermées.
Un affaissement, c’est le bâti qui suit un sol qui se tasse de façon inégale. Le danger n’est pas le mouvement lui-même, c’est de le laisser progresser. Plus le constat est précoce, plus la reprise reste légère.
02 · Lire les désordresLes signes qui montrent que votre maison s’affaisse
Un affaissement se lit d’abord sur les murs, mais pas seulement. C’est l’accumulation de plusieurs signes, plutôt qu’un seul, qui doit retenir l’attention. Voici ce qu’un propriétaire peut repérer par lui-même, et comment départager une fissure d’enduit d’une fissure qui engage la structure.
Fissure d’enduit ou fissure structurelle : la grille de lecture
Deux murs de même maçonnerie. À gauche, un enduit qui travaille. À droite, un mur qui suit un sol en mouvement, avec un témoin posé sur la fissure.
Microfissure d’enduit
Fissure structurelle
Les fissures qui doivent alerter
Toutes les fissures ne se valent pas. Celles qui signalent un mouvement de sol ont une allure reconnaissable : elles suivent les joints de la maçonnerie en escalier, elles partent souvent des angles de portes ou de fenêtres, et surtout elles s’élargissent avec le temps.
Une fissure traversante, visible des deux côtés du mur, engage le gros œuvre. Une fissure de plus de deux millimètres qui s’ouvre de mois en mois traduit un mouvement actif. Ce sont ces désordres qui appellent un diagnostic sans attendre.
Les signes au-delà des murs
Le sol qui bouge se trahit ailleurs que sur les façades. Des portes ou des fenêtres qui se mettent à coincer, un carrelage qui se soulève ou se fend, un plancher qui semble incliné, une terrasse qui se décolle de la façade, des plinthes qui s’écartent du sol.
Pris isolément, chacun de ces signes peut avoir une explication banale. Ensemble, ils dessinent un faisceau d’indices qui pointe vers un tassement des fondations. C’est la cohérence de l’ensemble qui compte.
Microfissure bénigne ou désordre structurel : le doute légitime
Une microfissure fine, inférieure à deux dixièmes de millimètre, superficielle et stable, relève souvent du simple enduit qui travaille avec les variations de température. Elle n’engage pas la solidité du bâtiment.
Une fissure structurelle est plus large, traversante ou évolutive, et touche la maçonnerie porteuse. Le vrai piège, c’est qu’un œil non averti distingue très mal les deux au début. Notre guide pour savoir quand s’inquiéter d’une fissure sur une maison détaille les seuils utiles pour y voir plus clair.
Mesurer l’évolution : témoins et jauges
Un mouvement se juge dans le temps, pas sur une photo. Pour savoir si une fissure est active, on relève son ouverture à intervalles réguliers. Une ouverture qui progresse d’un relevé à l’autre signe un mouvement actif.
C’est le rôle de la pose de jauges Saugnac, qui enregistrent l’écartement d’une fissure dans la durée. Cette mesure datée devient une preuve objective, décisive face à un assureur qui voudrait requalifier le désordre en simple usure.
Fissures en escalier depuis les angles, portes qui coincent, sol qui penche : ces signes combinés pointent vers un affaissement. Seule une mesure dans le temps départage de façon fiable l’enduit qui travaille du désordre structurel.
« Un mouvement se juge dans le temps, pas sur une photo. »
03 · Comprendre l’originePourquoi le terrain s’affaisse sous une maison
Le sol ne se dérobe jamais sans raison. Un affaissement résulte d’un déséquilibre, et plusieurs facteurs agissent souvent ensemble sous une même maison. En identifier la cause est indispensable, car la reprise n’est pas la même selon que le sol est argileux, gorgé d’eau ou creusé en profondeur.
Quatre causes, une même maison : la coupe de l’expert
Sous le terrain, la couche argileuse sensible aux variations d’eau, puis le sous-sol plus profond. Les pastilles renvoient aux quatre causes détaillées dessous.
Argile qui se rétracte
Première cause en FranceLe sol gonfle avec l’eau et se rétracte en sécheresse. Les fondations descendent de façon inégale.
Eau mal évacuée
Fréquente, souvent corrigibleDescente pluviale au pied du mur, drainage absent, fuite enterrée : le sol se ramollit à un point précis.
Racines d’arbre
Sous-estiméeUn arbre proche assèche le sol argileux d’un seul côté du bâti. L’effet est différé et localisé.
Cavité ou remblai
Plus rare, plus lourdeAncienne carrière, remblai mal compacté, fondations inadaptées au terrain d’origine.
Le retrait-gonflement des argiles, première cause en France
C’est de loin la cause la plus répandue. Les sols argileux gonflent quand ils absorbent l’eau et se rétractent quand ils sèchent. Ce cycle, appelé retrait-gonflement des argiles, crée des tassements différentiels sous les maisons, surtout après un été sec suivi de pluies abondantes.
du territoire francilien, hors Paris, se situe en zone d’exposition moyenne à forte au retrait-gonflement des argiles.
SDES, Chiffres clés des risques naturels, édition 2023
L’Île-de-France est donc en première ligne. La carte d’exposition a d’ailleurs été révisée cette année : notre page sur la nouvelle carte RGA 2026 et les zones à risque vous permet de situer votre commune. Une maison en zone exposée qui se fissure après un été chaud forme une combinaison qui doit conduire à un diagnostic.
L’eau : fuites, drainage absent, infiltrations
L’eau agit dans les deux sens. Un sol gorgé d’eau perd de sa cohésion et se tasse. À l’inverse, une fuite de canalisation enterrée peut lessiver ou ramollir le terrain à un endroit précis, jusqu’à créer un vide sous une semelle de fondation.
La gestion de l’eau autour de la maison est souvent sous-estimée. Une gouttière qui déverse au pied d’un mur, un drainage absent, une descente pluviale défaillante concentrent l’humidité sur quelques mètres et créent un mouvement localisé. Ce sont des causes fréquentes, et parfois les plus simples à corriger.
Les arbres et leurs racines
Un arbre de grande taille planté trop près d’une maison puise énormément d’eau dans le sol qui l’entoure, surtout en été. Sur un terrain argileux, cet assèchement accentue le retrait et provoque un tassement d’un seul côté du bâti.
Le lien n’est pas toujours évident, car l’effet est différé et ne touche qu’une partie de la maison. Il l’est encore moins quand l’arbre pousse chez le voisin. Notre page sur les fissures causées par l’arbre d’un voisin explique comment établir ce lien et qui en répond.
Cavités, remblais et défauts de fondation
D’autres causes touchent directement le sous-sol. D’anciennes cavités ou carrières souterraines qui se dégradent des décennies après leur exploitation, un remblai mal compacté sous la construction, ou des fondations d’origine trop superficielles pour la nature du terrain.
Ces situations sont plus rares mais souvent plus sérieuses. Pour comprendre la mécanique géologique de ces déplacements, notre guide sur le mouvement de terrain, sa définition et ses causes détaille les grandes familles de phénomènes.
Le retrait-gonflement des argiles est la première cause d’affaissement, et l’Île-de-France y est fortement exposée. Viennent ensuite l’eau mal évacuée, les racines d’arbres et les défauts de sous-sol. Identifier la bonne cause conditionne toute la suite.
04 · Situer le risqueAffaissement : quand faut-il s’inquiéter vraiment
Entre la panique inutile et l’attente coupable, il existe une lecture raisonnable. Certaines situations imposent un diagnostic immédiat, d’autres autorisent une phase de surveillance. L’outil ci-dessous vous aide à situer la vôtre en moins d’une minute.
Auto-évaluation : où en est votre maison ?
Cochez tout ce que vous observez. Le repère s’ajuste à chaque réponse.
En attente
Cochez ce que vous observez
Le repère indique si la situation relève de la surveillance, d’un diagnostic, ou d’une intervention sans attendre.
Appeler un expert : 06 51 97 84 45Résultat indicatif, fondé sur des signes généraux. Il ne remplace pas une visite sur site et ne constitue pas un diagnostic.
Les situations qui imposent un diagnostic sans attendre
Quelques configurations ne se discutent pas. Une fissure qui s'ouvre de plusieurs millimètres en quelques semaines traduit un mouvement actif. Une fissure traversante associée à des portes bloquées et à un sol qui penche dessine un faisceau sérieux.
Un effondrement partiel, même limité, ou l'apparition soudaine d'un trou dans le terrain proche imposent une mise en sécurité immédiate. Dans ces cas, le temps joue contre vous, et contre votre budget.
Les cas où l'on peut surveiller avant d'agir
Toutes les fissures ne relèvent pas de l'urgence. Une microfissure fine et stable, qui ne bouge pas d'un contrôle à l'autre, peut être surveillée sans intervention lourde. La règle tient en trois mots : photographier, dater, mesurer.
Cette surveillance n'est pas de l'inaction. C'est une collecte de preuves qui, si le désordre s'aggrave, rendra votre dossier beaucoup plus solide. Dans la majorité des dossiers que nous traitons, la situation demande un constat méthodique, pas une reprise en urgence.
L'erreur qui aggrave tout : reboucher avant de comprendre
Le réflexe le plus naturel est aussi le plus dommageable. Reboucher une fissure avant d'en avoir identifié la cause masque le désordre sans le régler. La fissure réapparaît, et vous avez perdu la trace de son évolution.
Un mur rebouché complique aussi la lecture de l'expert et affaiblit un futur dossier d'assurance. Notre page sur le fait de reboucher une fissure avant un diagnostic explique pourquoi il vaut mieux attendre le verdict technique.
Fissure qui s'ouvre vite, sol qui penche, effondrement partiel : diagnostic sans attendre. Microfissure stable : surveillez, photographiez, datez. Dans tous les cas, ne rebouchez jamais avant d'avoir compris la cause.
05 · Stabiliser durablementLes solutions pour stabiliser un terrain qui s'affaisse
Une fois la cause identifiée, plusieurs techniques permettent de stabiliser durablement une maison. Elles vont de la plus légère à la plus lourde, et leurs prix n'ont rien de comparable. Le piège n'est pas le coût des travaux en soi. C'est de financer une technique plus lourde que ce que votre sol exige.
Trois voies de reprise, de la plus légère à la plus lourde
En haut, la couche de sol instable. En bas, la couche stable. Plus la technique va chercher profond, plus elle coûte.
Étude de sol
Identifie la cause et la profondeur du terrain stable. C'est elle qui désigne A, B ou C.
Résine expansive
Tassement modéré. Injection sous la dalle ou les fondations, peu invasive.
Longrines béton
Poutres qui relient les appuis et répartissent les charges. Accompagnent souvent C.
Micropieux
Désordre structurel évolutif. Au-delà de 80 000 € quand tout le pourtour est repris.
Ordres de grandeur du marché pour une maison individuelle, pas des devis. En Île-de-France, les devis se situent plutôt en partie haute.
L'étape obligatoire : l'étude de sol
Personne ne devrait chiffrer une reprise sans savoir ce qu'il y a sous la maison. L'étude de sol identifie la cause, la profondeur du terrain stable et la technique réellement adaptée. Après un sinistre, c'est une mission de diagnostic qui remonte à l'origine géotechnique des désordres.
Comptez entre 1 500 et 3 600 € pour une maison individuelle. Sans sondage, l'entreprise ignore à quelle profondeur se trouve le bon sol. Elle dimensionne donc large, par prudence, et c'est vous qui payez cette prudence. Notre page sur qui paie l'étude de sol G1 et G2 détaille les différentes missions.
L'injection de résine expansive
Pour les tassements modérés, l'injection de résine expansive est la voie la plus légère. On injecte sous la dalle ou les fondations une résine qui gonfle, comble les vides et consolide le sol. L'intervention est rapide, peu invasive, et le logement reste souvent habitable.
Son coût se situe entre 5 000 et 20 000 € selon la surface concernée. Elle ne convient pas à tous les sols ni à tous les désordres. Quand le diagnostic la valide, elle évite en revanche une reprise bien plus lourde.
Les micropieux et la reprise en sous-œuvre
Pour les désordres structurels et évolutifs, les micropieux s'imposent. On fore jusqu'à une couche de sol stable, souvent entre 5 et 15 mètres de profondeur, on scelle des tubes métalliques, puis on relie la maison à ces pieux. Le bâti ne dépend plus du sol instable.
C'est la solution la plus durable, et la plus coûteuse. Notre guide sur le prix des micropieux pour une maison fissurée décompose chaque poste du devis et propose un estimateur de budget dédié.
Longrines, drainage et solutions complémentaires
Certaines interventions accompagnent les précédentes. Les longrines, des poutres en béton, relient les appuis et répartissent les charges de manière homogène. Un drainage périphérique, lui, corrige un problème d'eau à la source, et suffit parfois quand l'eau est la seule cause.
Ce n'est pas l'aspect d'une fissure qui désigne la bonne technique, c'est ce que le sol révèle. Si un devis ne mentionne ni étude de sol ni liaison des appuis, posez la question avant de signer : il manque une pièce du dossier.
Résine pour un tassement modéré, micropieux pour un désordre structurel évolutif, drainage quand l'eau est en cause. Toujours après une étude de sol, qui coûte peu à côté d'une reprise mal dimensionnée.
« Ce n'est pas l'aspect d'une fissure qui désigne la bonne technique, c'est ce que le sol révèle. »
Premier échange gratuit. Un expert vous dit si la technique et le montant sont cohérents avec votre situation.
06 · Qui prend en chargeAssurance et affaissement : quelle garantie selon la cause
Quand le sol s'affaisse, une question arrive vite : qui va payer ? Aucune garantie ne couvre « l'affaissement » en tant que tel. Chacune répond à une cause précise. D'où l'importance, encore une fois, d'identifier cette cause.
De la cause à la garantie : la grille d'orientation
Repère général. Votre contrat et les faits établis par l'expertise restent déterminants.
Sécheresse : quand la garantie catastrophe naturelle peut jouer
Si l'affaissement est lié à la sécheresse et au retrait-gonflement des argiles, la garantie catastrophe naturelle de votre assurance habitation peut entrer en jeu. Trois conditions s'imposent : un arrêté interministériel reconnaissant l'état de catastrophe naturelle pour votre commune, un lien de causalité établi, et une déclaration dans les 30 jours suivant la publication de l'arrêté au Journal officiel.
Une franchise légale reste à votre charge, fixée à 1 520 € pour la sécheresse, contre 380 € pour les autres catastrophes naturelles. Sans arrêté publié pour votre commune, cette voie se ferme, même si la commune voisine est reconnue.
Maison récente : la piste de la garantie décennale
Si votre maison a été réceptionnée il y a moins de dix ans, un défaut de fondations qui compromet la solidité de l'ouvrage peut relever de la responsabilité décennale du constructeur, prévue à l'article 1792 du Code civil. L'assurance dommages-ouvrage, quand elle a été souscrite, permet d'être indemnisé sans attendre que les responsabilités soient tranchées.
Le point de départ du délai, c'est la réception des travaux, pas l'emménagement. Notre page sur la garantie décennale et ce qu'elle couvre précise les conditions et les démarches.
Le piège de l'affaissement progressif
C'est le motif de refus le plus fréquent. L'assureur ne conteste pas les fissures, il conteste leur qualification. Un affaissement lent est facilement requalifié en usure ou en défaut d'entretien, donc en sinistre non garanti.
La parade tient en un mot : documenter. Des relevés datés et un rapport technique opposable changent la lecture de votre dossier. Pour le détail des garanties, des délais et des recours en cas de refus, notre guide sur la maison qui s'affaisse et l'assurance traite la question en profondeur.
07 · Le regard indépendantLe rôle de l'expert indépendant face à un affaissement
Beaucoup de propriétaires hésitent à engager une expertise. « 590 euros, c'est cher. » « Mon assurance va bien finir par payer. » « Je n'ai pas le temps. » Ces réflexes sont compréhensibles. Ils méritent d'être regardés en face.
Comment se déroule l'accompagnement
Quatre étapes, et la première ne vous engage à rien.
- 1
L'appel
Gratuit, 15 à 20 minVous décrivez la situation. L'expert vous dit si une visite se justifie, ou non.
- 2
La visite
Sur siteRelevés, mesures des fissures, lecture du bâti, des abords, de la gestion de l'eau.
- 3
Le rapport
OpposableCause identifiée, désordres qualifiés, pistes de reprise. Un document que vous pouvez produire.
- 4
La suite
Selon le dossierAssureur, entreprise, expertise contradictoire : le rapport sert d'appui à chaque étape.
Deux regards sur une même fissure
Quand l'assureur intervient, il mandate un expert qui travaille dans le périmètre du contrat. C'est son rôle, et il le remplit. L'expert indépendant, lui, remonte du sol aux fondations pour établir la cause réelle du désordre, sans autre objectif que la justesse technique du dossier.
Ces deux lectures ne s'opposent pas toujours. Elles divergent surtout quand la cause est discutable : sécheresse ou défaut d'entretien, sinistre ou vétusté. C'est précisément là qu'un second regard, argumenté et mesuré, pèse dans la discussion.
Le rapport opposable, pièce maîtresse du dossier
L'analyse de l'expert aboutit à un rapport opposable, un document argumenté que vous pouvez présenter à votre assureur, à un avocat ou devant un juge. C'est cette pièce qui permet de requalifier correctement un sinistre et de rouvrir un dialogue qui semblait fermé.
D'après notre expérience terrain chez Score Expertises, beaucoup de dossiers fondés se perdent non pas sur le fond, mais faute de preuves objectives au bon moment. Score Expertises intervient sur le volet technique. Pour le conseil juridique et la procédure, un avocat reste votre interlocuteur.
Diagnostic téléphonique gratuit : le premier pas
La majorité de nos expertises sont à 590 € TTC, quel que soit le sujet. C'est un choix de positionnement : la concurrence est rude en Île-de-France, certains cabinets démarrent à 900 € pour une expertise fissures, et nous tenons à rester accessibles. Rapporté au prix d'une reprise mal dimensionnée, ce montant pèse peu.
Le premier pas, lui, ne coûte rien. Le diagnostic téléphonique initial est gratuit et dure 15 à 20 minutes. Vous y verrez plus clair sur la cause probable, sur la garantie susceptible de jouer, et sur l'utilité, ou non, d'une visite.
Votre feuille de route, en cinq gestes
Ce qu'il faut retenir de ce guide, dans l'ordre où le faire.
- 1
Constater
Photographiez et datez chaque fissure, chaque porte qui coince.
- 2
Mesurer
Suivez l'ouverture dans le temps, témoins ou jauges à l'appui.
- 3
Ne rien reboucher
Gardez la trace du désordre tant que la cause n'est pas connue.
- 4
Faire parler le sol
Aucune reprise sérieuse sans étude de sol préalable.
- 5
Faire lire le dossier
Un expert indépendant établit la cause et la garantie possible.
Sans engagement. Vous parlez directement à un expert, pas à un standard.
08 · FAQVos questions les plus fréquentes sur l'affaissement de terrain
Comment savoir si ma maison s'affaisse ?
Les signes les plus parlants sont des fissures en escalier partant des angles de portes ou de fenêtres, des fissures qui s'élargissent dans le temps, des portes et fenêtres qui coincent, un sol qui penche et une terrasse qui se décolle de la façade. Un seul signe peut être bénin. Leur accumulation, ou l'évolution d'une fissure, justifie un constat par un professionnel.
Un affaissement de terrain est-il dangereux ?
Un affaissement léger et stable n'est pas un danger immédiat pour les occupants. Le risque vient de sa progression : un affaissement actif s'aggrave tant que sa cause n'est pas traitée, et peut à terme compromettre la solidité de l'ouvrage. Une fissure qui s'ouvre vite, un sol qui penche ou un effondrement partiel imposent un examen sans attendre.
Combien coûte la réparation d'un affaissement de terrain ?
Tout dépend de la cause et de la technique. Une injection de résine pour un tassement modéré se situe entre 5 000 et 20 000 €. Une reprise par micropieux sur une maison individuelle va de 15 000 à 40 000 €, et peut dépasser 80 000 € quand tout le pourtour est repris. S'ajoute l'étude de sol préalable, de 1 500 à 3 600 €.
Mon assurance couvre-t-elle un affaissement de terrain ?
Pas automatiquement : tout dépend de la cause. Pour la sécheresse, la garantie catastrophe naturelle peut jouer si un arrêté a été publié pour votre commune, avec une déclaration sous 30 jours et une franchise de 1 520 €. Pour une maison réceptionnée il y a moins de dix ans, la garantie décennale peut être mobilisée. Un affaissement attribué à l'usure est souvent écarté.
Faut-il une étude de sol avant de réparer ?
Oui. Sans sondage, l'entreprise ignore à quelle profondeur se trouve le sol stable et dimensionne large, par prudence. L'étude identifie la cause, la profondeur utile et la technique adaptée. Elle coûte entre 1 500 et 3 600 € pour une maison individuelle, peu de chose à côté d'une reprise mal calibrée.
Combien coûte une expertise pour un affaissement ?
La majorité de nos expertises sont à 590 € TTC, quel que soit le sujet (fissures, humidité, malfaçons, VEFA, conseil avant achat). Ce tarif unique est un choix de positionnement : la concurrence est rude en Île-de-France, nous tenons à rester accessibles. Le devis dépasse rarement ce montant, sauf cas spécifiques comme les très grandes copropriétés où le périmètre peut justifier un tarif jusqu'à 900 € TTC. Le premier diagnostic téléphonique est gratuit et sans engagement.
Sources
- •SDES, Chiffres clés des risques naturels, édition 2023, exposition des maisons individuelles et du territoire francilien au retrait-gonflement des argiles
- •Géorisques, dossier retrait-gonflement des argiles, mécanisme de fissuration et régime catastrophe naturelle
- •Géorisques, mouvement de terrain, présentation du risque et recherche par adresse
- •BRGM, évolution de la carte nationale d'exposition au retrait-gonflement des argiles, cartographie de l'aléa
- •Notre-environnement, fissures et sécheresse, maisons exposées et solutions de prévention
- •Légifrance, article 1792 du Code civil, responsabilité décennale des constructeurs
- •Service-Public.fr, garanties de construction, décennale et assurance dommages-ouvrage
- •Ministère de l'Économie, régime d'indemnisation des catastrophes naturelles et franchise légale
- •ANIL, Agence nationale pour l'information sur le logement, droits des propriétaires face aux désordres du bâti