07 81 33 50 36 nydia@score-expertises.fr

Travaux mal faits : comment refuser de payer légalement

12 • Avr • 2026

Vous venez de terminer un chantier de rénovation. En inspectant le résultat, vous constatez qu’un carrelage est mal aligné, qu’une fenêtre n’est pas étanche, ou que des fissures apparaissent sur un mur pourtant fraîchement enduit. Vous êtes face à ce qu’on appelle des malfaçons : des défauts techniques ou des non-conformités par rapport au devis ou aux règles de l’art. Et maintenant, votre artisan vous présente sa facture.

Beaucoup de particuliers pensent qu’ils n’ont pas le choix. Qu’ils doivent payer, puis se débrouiller ensuite. C’est faux. La loi française vous protège, et vous pouvez, dans des conditions précises, refuser légalement de régler tout ou partie d’une facture si les travaux présentent des défauts avérés. Mais refuser de payer ne se décide pas à la légère : cela exige une méthode, des preuves, et une procédure rigoureuse.

Ce guide vous explique chaque étape : de la documentation des malfaçons à la mise en demeure, en passant par la consignation des fonds et les recours disponibles si le litige persiste. Chaque situation est unique, et une évaluation personnalisée reste indispensable.


Diagnostic téléphonique gratuit : 07 81 33 50 36

Premier échange sans engagement avec un expert en bâtiment


Ce que dit la loi : vos droits face aux malfaçons

Quand vous confiez des travaux à un artisan ou à une entreprise de construction, ce professionnel est tenu à une obligation de résultat. Il doit vous remettre un ouvrage conforme au devis signé et aux règles de l’art en vigueur. Si ce n’est pas le cas, la loi vous offre des protections concrètes.

Le principe est posé par le Code civil : si le résultat n’est pas conforme à ce qui a été convenu, vous pouvez refuser de régler la facture ou son solde. Mais attention : ce droit est encadré. Un simple désaccord esthétique ou une préférence personnelle non mentionnée dans le devis ne suffisent pas à justifier un refus de paiement. Les malfaçons doivent être réelles, documentées, et affecter la conformité technique ou l’usage normal de l’ouvrage.


Cadre légal
Les trois garanties légales qui vous protègent
1
an
Garantie de parfait achèvement
Art. 1792-6 Code civil
Tous les défauts signalés à la réception ou apparaissant dans l’année qui suit, quelle que soit leur nature ou leur gravité.
2
ans
Garantie biennale de bon fonctionnement
Art. 1792-3 Code civil
Équipements dissociables : volets, chaudière, robinetterie, sanitaires, menuiseries. Défauts de fonctionnement sur ces éléments.
10
ans
Garantie décennale
Art. 1792 Code civil
Dommages compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination : fondations, structure, toiture, étanchéité.
Au-delà de ces garanties : la responsabilité contractuelle de droit commun peut encore être engagée pour les vices cachés non couverts, dans un délai de 5 ans à compter de leur découverte (art. 1231 et suivants Code civil).

Ces garanties s’appliquent à partir de la réception des travaux, c’est-à-dire le moment où vous acceptez l’ouvrage, avec ou sans réserves. C’est pourquoi la réception est une étape que nous ne recommandons jamais de bâcler. Chez Score Expertises, nous intervenons régulièrement à ce stade précis pour vous aider à identifier les défauts avant de signer le procès-verbal.

Au-delà de ces garanties spécifiques à la construction, la responsabilité contractuelle de droit commun peut aussi être engagée pour les vices cachés qui ne seraient pas couverts par les garanties légales, dans un délai de 5 ans à compter de la découverte du vice (articles 1231 et suivants du Code civil).

Distinguer malfaçon et simple défaut esthétique

Avant d’engager une procédure, il faut savoir exactement à quoi vous avez affaire. Toute imperfection ne constitue pas une malfaçon au sens juridique du terme.

Une malfaçon est un défaut technique avéré : la non-conformité est objectivable, mesurable, et affecte la solidité, la sécurité, l’isolation ou l’usage normal du bien. Une pose de carrelage avec un défaut de planéité supérieur aux normes DTU, une installation électrique non conforme aux normes NF C 15-100, une toiture dont l’étanchéité est défaillante : ce sont des malfaçons.

Un défaut esthétique, en revanche, est une insatisfaction subjective qui n’affecte pas la conformité technique. Une teinte légèrement différente de celle attendue (si non précisée au contrat), un joint de faïence jugé inesthétique, une peinture dont le rendu ne correspond pas à vos goûts : ce ne sont généralement pas des malfaçons au sens légal, sauf si les exigences étaient explicitement mentionnées dans le devis.


Qualifier le désordre
Malfaçon ou défaut esthétique : la distinction qui change tout
Malfaçon avérée
Défaut technique ou non-conformité objectivable
  • Carrelage posé hors des tolérances de planéité DTU
  • Installation électrique non conforme NF C 15-100
  • Toiture avec défaut d’étanchéité et infiltrations
  • Matériau posé différent de celui prévu au devis
  • Joint de salle de bains absent, risque d’humidité
  • Isolation sous-épaisseur par rapport aux spécifications
vs
Défaut esthétique
Insatisfaction subjective sans impact technique
  • Teinte légèrement différente, non précisée au contrat
  • Rendu peinture conforme aux normes, mais jugé inesthétique
  • Jointoiement régulier mais d’un aspect différent des attentes
  • Finition correcte selon les règles de l’art, mais non désirée
  • Positionnement de prises conforme au plan non contesté
La règle de base : un défaut est une malfaçon s’il est mesurable, objectivable, et affecte la conformité technique, la sécurité ou l’usage normal du bien. En cas de doute, seul un expert en bâtiment indépendant peut trancher avec un rapport opposable.

La frontière n’est pas toujours évidente. C’est précisément pour cela que le rapport d’un expert en bâtiment indépendant a une telle valeur dans ces dossiers : il qualifie les désordres de manière technique et opposable, sans ambiguïté possible.

Les 5 étapes pour refuser de payer légalement

Refuser de régler une facture est un droit, mais c’est aussi une démarche qui exige méthode et rigueur. Voici la procédure à suivre pour vous protéger juridiquement et maximiser vos chances d’obtenir réparation.


Procédure légale
Les 5 étapes dans l’ordre exact à respecter
01
Documenter les malfaçons
Photos datées, devis, contrat, factures, échanges écrits. Constituer le dossier dès la découverte.
02
Faire constater par un expert indépendant
Rapport technique opposable qui qualifie et chiffre chaque désordre.
03
Envoyer une mise en demeure
Lettre recommandée avec AR, délai de 15 à 30 jours, suspension de paiement formulée.
04
Consigner les fonds
Auprès d’un huissier ou notaire. Preuve de bonne foi. Proportionnel aux malfaçons.
05
Engager les recours adaptés
Médiation, expertise contradictoire ou tribunal selon l’évolution du litige.
Point clé : chaque étape prépare la suivante. Sauter l’étape 2 (expertise) ou l’étape 3 (mise en demeure) fragilise l’ensemble de la procédure, quelle que soit la gravité des malfaçons constatées.

L’importance de la documentation : ce que nous voyons sur le terrain

Chez Score Expertises, nous intervenons régulièrement dans des dossiers de malfaçons après que les particuliers ont déjà commis des erreurs irréversibles. La plus courante : avoir réglé la totalité de la facture avant de constater les défauts, ou avoir attendu trop longtemps avant d’agir.

D’après notre expérience terrain après plus de 1 000 expertises réalisées chaque année, les propriétaires qui disposent d’une documentation complète (photos datées, devis annoté, échanges écrits avec l’artisan, rapport d’expertise) ont beaucoup plus de leviers pour obtenir réparation, que ce soit à l’amiable ou en justice.

La mise en demeure : comment la rédiger et quoi y mettre

La mise en demeure est l’acte fondateur de votre démarche. Sans elle, votre refus de payer n’est pas formalisé et peut être contesté par l’artisan. Elle doit être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception pour que vous puissiez prouver que l’artisan en a pris connaissance.

Son contenu doit être précis. Elle décrit les défauts constatés, en les rattachant aux prestations du devis. Elle mentionne explicitement votre intention de suspendre le paiement de la somme contestée, proportionnellement aux malfaçons identifiées. Elle fixe un délai raisonnable, généralement entre 15 et 30 jours selon l’ampleur des corrections à apporter.


Document clé
Les 5 éléments obligatoires d’une mise en demeure efficace
01
Description précise des malfaçons
Décrire chaque défaut avec référence au devis. Joindre les photos datées en annexe. La vague formule « travaux insatisfaisants » ne suffit pas.
02
Référence aux obligations contractuelles
Rappeler les clauses du devis ou du contrat non respectées. Mentionner la garantie applicable (parfait achèvement, décennale).
03
Délai de réparation précis
Fixer un délai raisonnable entre 15 et 30 jours selon l’ampleur des corrections. Le délai doit être réaliste, ni trop court ni indéfini.
04
Suspension de paiement formulée
Mentionner explicitement la suspension du paiement de la somme contestée, proportionnelle aux malfaçons identifiées.
05
Annonce des suites en cas d’absence de réponse
Indiquer que sans réponse dans le délai imparti, vous envisagez une expertise contradictoire, une médiation ou une action en justice. La mention de ces recours crée une pression légale légitime.
Selon la réponse de l’artisan
L’artisan répond et intervient
Litige résolu à l’amiable. Les fonds consignés sont libérés une fois les réparations validées. Aucune procédure supplémentaire nécessaire.
L’artisan ne répond pas ou conteste
La mise en demeure est la base de toute procédure ultérieure. Sans elle, ni la médiation ni le tribunal ne pourront traiter votre dossier efficacement.

Un point important que nous observons régulièrement : la suspension de paiement doit être proportionnelle aux malfaçons constatées. Si votre chantier s’élève à 15 000 euros et que les défauts sont estimés à 4 000 euros, vous pouvez consigner ces 4 000 euros, pas la totalité de la facture. Retenir l’intégralité sans justification expose à un retournement de situation devant le tribunal.

Un couple avait fait réaliser une rénovation complète de leur appartement à Champigny-sur-Marne pour un montant de 28 000 euros. A la livraison, ils ont constaté plusieurs anomalies : revêtement de sol décollant, joints d’étanchéité absents en salle de bains, pose de plinthes non conforme. Notre rapport a identifié 8 malfaçons distinctes, dont 3 relevant de la garantie décennale. Sur cette base, ils ont pu formaliser leur mise en demeure et obtenir la reprise des travaux à l’amiable en moins de six semaines.

Les erreurs fréquentes qui fragilisent votre position

Dans les dossiers que nous traitons, certaines erreurs reviennent systématiquement. Elles sont presque toujours commises par des particuliers qui n’avaient pas connaissance de leurs droits ou qui ont agi dans la précipitation. Les éviter peut faire toute la différence.


Erreurs à éviter
Ce qui fragilise votre dossier avant même la procédure
Erreur la plus fréquente
Payer la totalité de la facture avant d’inspecter l’ouvrage
Une fois la facture réglée en intégralité, votre principal levier de négociation disparaît. L’artisan n’a plus d’incitation financière à revenir corriger les défauts. Dans les dossiers que nous traitons, cette erreur est de loin la plus difficile à rattraper : elle n’est pas insurmontable, mais elle rend la procédure significativement plus longue et plus coûteuse.
Vigilance
Signer le PV de réception sans réserves écrites
Si des défauts sont visibles à la réception, émettez des réserves écrites. Une réception sans réserves complique fortement les recours ultérieurs.
Vigilance
Retenir la totalité du paiement sans proportionnalité
La suspension doit être proportionnelle aux malfaçons constatées. Retenir l’intégralité sans justification expose à une action pour non-paiement abusif.
Vigilance
Agir uniquement à l’oral sans trace écrite
Un accord verbal n’a aucune valeur probante devant un tribunal. Chaque échange important doit être formalisé par écrit, idéalement en recommandé.
Vigilance
Attendre sans formaliser les réclamations
La garantie de parfait achèvement ne dure qu’un an. Passé ce délai, certains recours disparaissent. Agir tôt préserve toutes les options.
Vigilance
Faire réparer par un autre artisan sans cadre légal
Faire corriger les défauts sans respecter la procédure peut supprimer les preuves et affaiblir vos recours contre le premier artisan.

Quel recours choisir si l’artisan ne répond pas

Si votre mise en demeure reste sans réponse, ou si l’artisan conteste vos réclamations, plusieurs voies de recours s’offrent à vous. Elles ne sont pas exclusives : on passe généralement de la moins contraignante à la plus formelle, dans un ordre logique.


Comparatif des recours
Choisir la voie adaptée à votre situation
Recours 1
Médiation ou conciliation
Un tiers impartial facilite un accord entre les deux parties, en dehors de tout tribunal.
Délai moyen2 à 4 mois
CoûtFaible à nul
Avocat requisNon
ContraignantNon
Convient pourLitiges inférieurs à 10 000 euros, artisan de bonne foi, désaccord sur le montant ou les modalités de reprise.
Recours 2
Expertise contradictoire
Deux experts (ou un expert commun) analysent les désordres et tentent un accord technique avant toute action judiciaire.
Délai moyen1 à 3 mois
CoûtModéré
Avocat requisNon
ContraignantPartiel
Convient pourLitiges techniques complexes, désaccord sur la nature ou l’étendue des malfaçons, préparation d’une action judiciaire éventuelle.
Recours 3
Action judiciaire
Saisine du tribunal judiciaire compétent selon le montant du litige. Décision contraignante pour les deux parties.
Délai moyen12 à 24 mois
CoûtÉlevé
Avocat requis> 10 000 €
ContraignantOui
Convient pourArtisan de mauvaise foi, montants importants, refus d’expertise contradictoire, ou litige impliquant une assurance.
Dans la grande majorité des dossiers que nous traitons, les litiges se résolvent à l’étape 1 ou 2, sans passer par le tribunal, à condition que le rapport d’expertise initial soit solide et que la procédure ait été suivie dans l’ordre.


Le rôle de l’expert en bâtiment indépendant dans votre dossier

L’expert en bâtiment indépendant est le pivot de votre démarche. Sans lui, vous avez des photos et de la frustration. Avec lui, vous avez un rapport technique opposable, rédigé par un professionnel agréé, qui qualifie chaque désordre, en identifie la cause, et chiffre le préjudice.


Comprendre la différence
Expert indépendant vs expert d’assurance : deux rôles distincts
Votre expert, mandaté par vous
L’expert en bâtiment indépendant défend exclusivement vos intérêts
  • Se déplace sur site, observe, mesure, documente chaque désordre
  • Qualifie les malfaçons selon les normes DTU et le Code civil
  • Rédige un rapport technique opposable utilisable dans toute procédure
  • Chiffre le coût des réparations nécessaires
  • Intervient à toutes les étapes : réception, litige, expertise judiciaire
Chez Score Expertises, l’expertise commence à partir de 590 € TTC. Le premier diagnostic téléphonique est gratuit et sans engagement.
Expert d’assurance, mandaté par l’assureur
Évalue les dommages dans l’intérêt de la compagnie
  • Mandaté et rémunéré par la compagnie d’assurance
  • Peut retenir un périmètre de dégâts différent du vôtre
  • Son rapport n’est pas systématiquement communiqué
  • En cas de désaccord, vous pouvez mandater votre propre expert

Faire appel à un expert en bâtiment indépendant le plus tôt possible est presque toujours une décision qui fait gagner du temps, évite des erreurs de procédure, et renforce considérablement votre position. Il ne s’agit pas d’un coût, mais d’un investissement pour défendre un patrimoine qui représente souvent plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Nydia Doukhi, experte en génie civil agréée S.N.E.I. chez Score Expertises, intervient pour des expertises de malfaçons à Paris et en Île-de-France. Avec Mustapha Doukhi, architecte fort de 35 ans d’expérience, l’équipe réalise plus de 1 000 expertises par an. Nous intervenons également en assistance à expertise contradictoire et judiciaire lorsque le litige est déjà engagé.

Faire appel à Score Expertises pour un litige malfaçons

Score Expertises est un cabinet d’expertise en bâtiment basé à Saint-Maur-des-Fossés, intervenant à Paris et dans toute l’Île-de-France. Nous intervenons dans les dossiers de malfaçons et de travaux mal faits, qu’il s’agisse d’une rénovation d’appartement, d’une construction neuve, ou d’un chantier CCMI ou VEFA. Le premier échange est un diagnostic téléphonique gratuit, sans engagement.


Score Expertises, Paris et Île-de-France
Un cabinet d’expertise bâtiment à vos côtés
Agréé S.N.E.I. Nydia Doukhi (experte en génie civil) et Mustapha Doukhi (architecte, 35 ans d’expérience).
+1 000
expertises réalisées chaque année
38
ans d’expérience cumulée
590€
à partir de, expertise malfaçons TTC
Étape 1
Diagnostic téléphonique gratuit
Premier échange sans engagement pour évaluer votre situation et orienter vers la démarche adaptée.
Étape 2
Expertise sur site
Visite, mesures, documentation de chaque désordre. Délai d’intervention adapté à votre situation.
Étape 3
Rapport opposable
Remis en 7 à 10 jours ouvrés. Utilisable dans toute procédure : amiable, contradictoire ou judiciaire.
Premier diagnostic gratuit, sans engagement
Appeler : 07 81 33 50 36
Chaque situation est unique. L’appel ne vous engage à rien.

Vos questions les plus fréquentes sur les travaux mal faits et le refus de paiement

Combien coûte une expertise en bâtiment pour un litige malfaçons ?

Une expertise malfaçons chez Score Expertises commence à partir de 590 euros TTC. Le montant dépend de la nature et de l’étendue des désordres à analyser, de la superficie du chantier, et du niveau de complexité technique. Un devis précis vous est communiqué après le premier diagnostic téléphonique gratuit. Dans la plupart des cas, le coût de l’expertise est récupéré sur la somme obtenue à l’issue du litige ou sur le montant des travaux corrigés.

Comment se déroule une expertise sur site pour des travaux mal faits ?

L’expert se déplace chez vous à un horaire convenu. Il inspecte visuellement l’ensemble de l’ouvrage, réalise les mesures nécessaires (planéité, étanchéité, conformité des matériaux), et documente chaque désordre de manière systématique. L’expertise dure généralement entre 1 h 30 et 3 heures selon la complexité. Un rapport écrit détaillé vous est remis dans un délai de 7 à 10 jours ouvrés. Ce rapport identifie chaque malfaçon, en précise la cause technique, la référence normative applicable, et le coût estimatif de reprise.

Le rapport d’expertise est-il opposable en justice ?

Oui. Un rapport d’expertise rédigé par un expert en bâtiment indépendant est un document technique qui peut être produit devant toute juridiction civile. Il n’a pas la même valeur qu’une expertise judiciaire ordonnée par un tribunal, mais il constitue une preuve technique sérieuse qui sera prise en compte par les parties et, le cas échéant, par le juge. Dans la très grande majorité des litiges à l’amiable, il suffit à emporter la décision.

Quelle différence entre expert d’assurance et expert indépendant ?

L’expert d’assurance est mandaté par votre compagnie d’assurance ou par celle de l’artisan. Il évalue les dommages dans l’intérêt de l’assureur, ce qui peut conduire à une minimisation du périmètre retenu ou du montant d’indemnisation proposé. L’expert indépendant, lui, est mandaté par vous et défend exclusivement vos intérêts. En cas de désaccord avec l’expert d’assurance, vous avez le droit de mandater votre propre expert pour une expertise contradictoire.

Puis-je refuser de payer si j’ai déjà signé le PV de réception sans réserves ?

Signer un PV de réception sans réserves complexifie votre position, mais n’y met pas fin. Si des malfaçons apparaissent dans l’année suivant la réception, la garantie de parfait achèvement (art. 1792-6 Code civil) vous permet d’en demander la correction. Pour les dommages structurels graves, la garantie décennale (10 ans) s’applique indépendamment de la réception. Et pour les vices cachés non décelables au moment de la réception, la responsabilité contractuelle peut être engagée dans les 5 ans. Chaque situation est différente : appelez-nous pour une évaluation personnalisée.

Combien de temps pour recevoir le rapport d’expertise ?

Chez Score Expertises, le rapport vous est remis dans un délai de 7 à 10 jours ouvrés à compter de la visite sur site. Pour les dossiers urgents (réception VEFA imminente, litige en cours avec délai serré), nous étudions au cas par cas la possibilité d’un délai accéléré. L’urgence de votre situation est prise en compte dès le premier diagnostic téléphonique.

Sources

Chaque situation est unique. Diagnostic téléphonique gratuit pour une évaluation personnalisée.