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Fissure plafond placo : que couvre l’assurance et comment être indemnisé

22 • Mai • 2026 | Fissure

Une ligne sombre traverse le plafond de votre salon. Hier elle semblait fine, aujourd’hui elle paraît plus large. La première question qui vient n’est pas technique, elle est financière : est-ce que votre assurance va payer les réparations ?

La réponse honnête, c’est que rien n’est automatique. Une fissure au plafond en placo peut être un simple défaut esthétique sans conséquence, ou le signe visible d’un mouvement de la structure. Selon le cas, votre assurance habitation prend tout en charge, une partie seulement, ou refuse complètement le dossier.

Ce qui fait la différence, ce n’est pas la fissure elle-même. C’est son origine, et votre capacité à la prouver. Chez Score Expertises, nous accompagnons chaque mois des propriétaires en Île-de-France qui pensaient leur dossier perdu et qui, une fois l’origine établie, ont obtenu une indemnisation. Cette page vous explique quelle garantie peut jouer, comment éviter les pièges qui font refuser un dossier, et quoi faire si votre assureur dit non.

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01 · La règle de baseL’assurance habitation couvre-t-elle une fissure de plafond en placo ?

L’assurance habitation peut couvrir une fissure de plafond en placo, mais uniquement si cette fissure résulte d’un sinistre identifié et garanti par votre contrat : catastrophe naturelle reconnue, dégât des eaux, malfaçon récente ou vice caché. Une fissure liée à l’usure du bâtiment ou à un défaut d’entretien reste, elle, à votre charge.

Le mécanisme de décision de l’assureur

L’assureur ne regarde pas la fissure, il cherche l’événement qui l’a causée

CE QUE VOUS VOYEZ Une fissure QUELLE ORIGINE ? Événement garanti Usure ou entretien Origine garantie une garantie peut s’appliquer Usure ou défaut d’entretien réparation à votre charge

Pourquoi la prise en charge n’est jamais automatique

Beaucoup de propriétaires pensent qu’une assurance multirisque habitation couvre tout dommage visible dans le logement. Ce n’est pas le cas. Le contrat ne couvre pas l’apparition d’une fissure : il couvre certains événements précis qui peuvent en être la cause.

Autrement dit, l’assureur ne se demande pas « y a-t-il une fissure ? » mais « quel événement garanti a causé cette fissure ? ». Si aucun événement de ce type n’est identifié, il n’y a pas de sinistre indemnisable, même si la fissure est bien réelle et bien visible.

La question qui décide de tout : l’origine de la fissure

Tout se joue sur le diagnostic d’origine. Une même fissure au plafond peut venir d’une infiltration, d’un tassement de fondations, d’un mouvement de charpente ou simplement du vieillissement des matériaux. Chacune de ces causes ouvre, ou ferme, une garantie différente.

C’est pour cela qu’un dossier d’indemnisation se gagne ou se perd bien avant la déclaration. Tant que l’origine n’est pas établie de façon technique, l’assureur reste libre de retenir l’interprétation qui lui est la plus favorable, et donc la moins coûteuse.

Fissure esthétique ou fissure structurelle, deux logiques différentes

Une microfissure fine, stable, sans déformation autour, relève le plus souvent du défaut esthétique. Ce type de désordre n’est généralement pas indemnisé, car il ne menace ni la solidité ni l’usage du logement.

Une fissure large, évolutive, accompagnée d’un affaissement, d’une déformation ou d’une infiltration, traduit un désordre structurel. C’est cette catégorie qui peut, selon son origine, déclencher une garantie. La frontière entre les deux n’est pas toujours visible à l’œil nu, et c’est précisément le rôle de l’expertise de la situer. Si vous hésitez sur la gravité de ce que vous observez, notre repère pour savoir s’il faut s’inquiéter d’un mur fissuré aide à faire un premier tri.

À retenir

L’assurance ne couvre pas une fissure : elle couvre l’événement qui l’a provoquée. Sans preuve de l’origine, aucun dossier d’indemnisation ne tient.

02 · Les garanties mobilisablesLes quatre garanties qui peuvent jouer selon l’origine

Quatre garanties différentes peuvent intervenir sur une fissure de plafond en placo. Elles ne se cumulent pas : c’est l’origine du désordre qui désigne celle qui s’applique. Voici les quatre cas, puis le détail de chacun.

Origine climatique
01

Garantie catastrophe naturelle

Sécheresse, retrait-gonflement des argiles, inondation. Incluse dans toute multirisque habitation.

Condition : arrêté interministériel publié au Journal officiel

Origine infiltration
02

Garantie dégât des eaux

Fuite de canalisation, toiture mal étanchéifiée, sinistre venu du logement du dessus.

Condition : déclaration dans les délais, pas de défaut d’entretien

Origine construction
03

Garantie décennale et dommages-ouvrage

Malfaçon qui compromet la solidité ou l’usage de l’ouvrage, après une construction ou des travaux.

Condition : moins de 10 ans après les travaux

Origine antérieure
04

Garantie des vices cachés

Recours contre le vendeur du logement si un défaut grave a été dissimulé lors de la vente.

Condition : action dans les 2 ans suivant la découverte

La garantie catastrophe naturelle : sécheresse, RGA et inondation

Le retrait-gonflement des argiles, ou RGA, est devenu la première cause de fissuration structurelle en France. Le sol argileux gonfle en période humide et se rétracte en période sèche, ce qui fait travailler les fondations et remonte les fissures jusqu’aux plafonds. Selon les données officielles de suivi de la sinistralité, environ 240 000 sinistres liés au RGA ont été recensés sur la période 2018-2022, ce qui en fait l’un des risques les plus coûteux pour le régime des catastrophes naturelles.

Cette garantie est automatiquement incluse dans toute assurance multirisque habitation. Mais elle ne se déclenche jamais seule : il faut qu’un arrêté interministériel de catastrophe naturelle soit publié au Journal officiel pour votre commune et la période concernée. Sans cet arrêté, même une sécheresse évidente ne donne droit à aucune indemnisation. Le sujet précis des fissures de maison liées à la sécheresse mérite d’être creusé si votre logement est concerné.

Quand la garantie s’applique, une franchise légale reste à votre charge. Elle est fixée par l’État, non négociable, et s’élève à 1 520 € pour les dommages liés à la sécheresse et à la réhydratation des sols, contre 380 € pour les autres catastrophes naturelles. Nous détaillons ce mécanisme dans notre page dédiée à la franchise catastrophe naturelle.

La garantie dégât des eaux

Si l’eau s’infiltre dans votre plafond en placo, la garantie dégât des eaux de votre contrat peut intervenir. Les causes les plus fréquentes sont une fuite de canalisation, une toiture mal étanchéifiée, ou un sinistre venu du logement situé au-dessus du vôtre.

La prise en charge dépend de deux conditions. D’abord, le sinistre doit être déclaré dans les délais légaux. Ensuite, la fuite ne doit pas pouvoir être qualifiée de défaut d’entretien. Une fuite lente, visible depuis des mois et jamais signalée, risque fort d’être écartée par l’assureur pour ce motif.

La garantie décennale et la dommages-ouvrage

Si la fissure apparaît dans les dix ans suivant la construction du logement ou des travaux importants, c’est l’assurance décennale du constructeur ou de l’artisan qui doit intervenir. La garantie décennale est prévue par l’article 1792 du Code civil et s’impose à tous les professionnels du bâtiment. Elle couvre les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à son usage.

Si vous aviez souscrit une assurance dommages-ouvrage au moment des travaux, elle vous permet d’être indemnisé rapidement, sans attendre qu’une responsabilité soit établie : votre assureur vous règle, puis se retourne lui-même contre le professionnel en cause. C’est un levier précieux, encore faut-il prouver que la fissure relève bien d’une malfaçon et non d’un autre phénomène. Si c’est votre situation, notre dossier sur la malfaçon de travaux, vos droits et garanties précise les recours possibles.

La garantie des vices cachés après un achat

Si vous découvrez des fissures importantes après l’achat d’un logement, vous pouvez vous retourner contre le vendeur au titre de la garantie des vices cachés, prévue par l’article 1641 du Code civil. Trois conditions doivent être réunies : le défaut doit être suffisamment grave, antérieur à la vente, et non visible lors de l’achat.

L’action doit être engagée dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. Ces procédures sont souvent longues et une expertise est presque toujours nécessaire pour établir que la fissure préexistait à la vente. Notre page sur le bilan avant ou après achat détaille la marche à suivre dans ce cas précis.

À retenir

Quatre garanties, une seule logique : l’origine de la fissure désigne celle qui peut jouer. Catastrophe naturelle, dégât des eaux, décennale ou vices cachés ne se choisissent pas, ils se prouvent.

« Un dossier d’indemnisation se gagne ou se perd bien avant la déclaration, au moment où l’on établit l’origine de la fissure. »

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03 · Les motifs de refusLes exclusions qui font refuser l’indemnisation

Même quand une fissure inquiète, toutes ne sont pas indemnisables. Les contrats d’assurance habitation comportent des clauses d’exclusion, et certains motifs reviennent très souvent dans les refus. Les connaître à l’avance vous permet de préparer un dossier qui y résiste.

Reconnaître le profil d’une fissure

Trois profils, trois lectures par l’assureur

Microfissure stable

Fine, sans déformation, n’évolue pas

Lue comme esthétique

Fissure évolutive

S’allonge, se ramifie avec le temps

Zone grise, à expertiser

Fissure structurelle

Large, déformation, affaissement

Désordre potentiellement couvert

Le défaut d’entretien, premier motif de refus

Le défaut d’entretien est l’argument le plus utilisé pour écarter une indemnisation. Si l’expert mandaté par l’assurance estime que le plafond a souffert d’un manque de suivi, la prise en charge peut être refusée, même quand un sinistre garanti existe par ailleurs.

Les situations classiques sont une infiltration repérée tardivement, une peinture dégradée jamais reprise, ou une petite fissure ignorée pendant des années jusqu’à devenir critique. Certains contrats imposent même un entretien régulier comme condition du droit à l’indemnisation. Relire les conditions générales de votre contrat est donc un réflexe utile avant toute déclaration.

L’usure normale et le vieillissement du bâti

Un bâtiment travaille avec le temps. Des fissures fines qui apparaissent après plusieurs décennies sont généralement considérées comme une conséquence normale du vieillissement des matériaux. Ce type de désordre n’entre dans aucune garantie : l’assurance le traite comme de l’usure, au même titre qu’une peinture qui jaunit.

La difficulté, c’est que cette qualification d’usure est parfois appliquée trop largement. Une fissure attribuée au vieillissement peut, après examen, révéler un tassement de structure bien réel. Là encore, seule une analyse technique permet de trancher.

Les fissures superficielles jugées esthétiques

Une fissure minime qui n’affecte pas la solidité du bâtiment est souvent classée comme dommage esthétique, donc non indemnisable. À l’inverse, une fissure évolutive, large, accompagnée de déformations, peut être reconnue comme un désordre structurel ouvrant droit à indemnisation.

Entre les deux, la zone grise est large. Une fissure d’apparence anodine peut masquer un mouvement de fond, et c’est l’évolution dans le temps qui le révèle. Pour comprendre ce que cache une fissure de plâtre, notre article dédié à la fissure de placo et ce qu’il faut faire apporte des repères concrets.

Comment anticiper une exclusion avant de déclarer

La meilleure protection contre une exclusion, c’est un dossier documenté avant la déclaration. Photographier la fissure de façon datée, noter son évolution, conserver les factures d’entretien du logement, et obtenir un avis technique sur l’origine : ces éléments rendent beaucoup plus difficile un refus fondé sur le défaut d’entretien ou l’usure.

Déclarer un sinistre sans préparation, c’est laisser l’assureur seul maître de l’interprétation. Préparer son dossier, c’est inverser ce rapport de force.

Fissure sur un plafond en placo dans une pièce intérieure, désordre à diagnostiquer avant déclaration à l'assurance

Une fissure de plafond en placo : son apparence ne suffit pas à dire si elle est indemnisable, seule l’origine compte.

À retenir

Défaut d’entretien, usure normale, dommage esthétique : ce sont les trois motifs de refus les plus fréquents. Un dossier documenté avant la déclaration les neutralise en grande partie.

04 · La déclarationDéclarer le sinistre : délais et étapes à respecter

Une fois la fissure constatée et son origine probable identifiée, vient l’étape de la déclaration. C’est une phase où les erreurs coûtent cher, car un délai dépassé peut suffire à faire perdre le bénéfice de la garantie.

Dégât des eaux

5jours ouvrés

Fuite, infiltration

Le délai court à compter de la découverte du sinistre, week-ends et jours fériés exclus.

Catastrophe naturelle

30jours

Sécheresse, RGA, inondation

Le délai court à compter de la publication de l’arrêté interministériel au Journal officiel (art. L125-2 du Code des assurances).

Le point de départ est la prise de connaissance du sinistre, pas sa survenance réelle.

Les délais légaux de déclaration selon le type de sinistre

Le délai de déclaration dépend de la nature du sinistre, et il est encadré par le Code des assurances. Pour un dégât des eaux, vous disposez de cinq jours ouvrés à compter de la découverte du sinistre. Pour une catastrophe naturelle, le délai est de trente jours à compter de la publication de l’arrêté interministériel au Journal officiel, conformément à l’article L125-2 du Code des assurances.

Le point de départ du délai est important : il court à partir du moment où vous avez connaissance du sinistre, et non de sa survenance réelle. Si vous étiez absent du logement, ce décalage joue en votre faveur.

Ce que doit contenir votre déclaration

Une déclaration solide comprend vos coordonnées et votre numéro de contrat, la date et les circonstances du sinistre, une description précise des dommages, et un premier ensemble de preuves. Les photographies datées, les factures et tout document technique sur l’origine renforcent immédiatement le dossier.

Un point souvent oublié : n’engagez pas les réparations avant le passage éventuel de l’expert. Un plafond rebouché et repeint est un plafond dont l’origine de la fissure ne peut plus être examinée, ce qui fragilise tout le dossier.

Les pièces à rassembler avant de contacter l’assureur

Un dossier solide se prépare en amont, pas pendant l’appel à l’assureur. Quatre familles de pièces font la différence. D’abord les photographies : prenez des vues d’ensemble et des gros plans de la fissure, datées, avec si possible un objet servant d’échelle à côté du désordre. Ces images figent l’état réel du plafond au moment de la découverte.

Ensuite, l’historique du logement : factures de travaux, date de construction, anciens diagnostics, comptes rendus d’assemblée de copropriété si vous êtes en immeuble. Ces documents permettent de situer la fissure dans le temps et d’écarter l’argument du défaut d’entretien. Conservez aussi tout échange écrit avec un artisan, un voisin ou le syndic qui mentionnerait le désordre.

Vient enfin la trace de l’évolution. Si la fissure est apparue il y a quelques semaines, notez les dates auxquelles vous l’avez vue changer. Une fissure dont on peut prouver le caractère évolutif est traitée très différemment d’une fissure jugée stable. C’est précisément ce que documente un suivi technique, par mesure ou par jauge.

Le quatrième élément, c’est l’avis technique sur l’origine. Il n’est pas obligatoire pour déclarer, mais c’est lui qui transforme une déclaration ordinaire en dossier argumenté. Avoir, dès le départ, une idée étayée de la cause probable vous permet de viser la bonne garantie et de ne pas subir l’interprétation de l’assureur.

L’erreur qui peut vous coûter votre indemnisation

L’erreur la plus lourde est la déclaration tardive. Si l’assureur démontre que le retard l’a empêché de constater correctement le sinistre, il peut prononcer une réduction, voire la déchéance de la garantie. La bonne foi et les cas de force majeure restent des protections, mais ils doivent être justifiés.

L’autre erreur fréquente est la déclaration imprécise, qui laisse l’assureur libre de qualifier le sinistre comme il l’entend. Une déclaration claire, étayée, appuyée sur un avis technique, oriente le dossier dès le départ.

À retenir

Cinq jours ouvrés pour un dégât des eaux, trente jours pour une catastrophe naturelle après l’arrêté. Ne rebouchez jamais une fissure avant le passage de l’expert.

05 · Les recoursRefus d’indemnisation : vos recours concrets

Un refus d’indemnisation n’est pas une décision définitive. C’est une position de l’assureur, qui peut être contestée si elle repose sur une interprétation discutable de l’origine ou de la gravité de la fissure. Voici les trois recours, du plus simple au plus lourd.

1

La contre-expertise indépendante

Un expert mandaté par vous réexamine la fissure et produit un rapport technique opposable, qui peut faire rouvrir un dossier classé trop vite.

Première étape, souvent décisive
2

La médiation de l’assurance

Le médiateur examine le dossier de façon indépendante et rend un avis. Démarche gratuite, dont les coordonnées figurent dans votre contrat.

Gratuit et sans tribunal
3

L’action en justice

Tribunal de proximité ou tribunal judiciaire selon l’enjeu. Une expertise judiciaire est alors souvent ordonnée pour trancher.

En dernier recours

Contester avec une contre-expertise indépendante

Le premier recours est la contre-expertise. L’expertise menée par l’expert de l’assurance n’a rien d’intangible : vous avez le droit de faire examiner votre fissure par un expert indépendant, qui défend votre dossier et non celui de l’assureur. C’est souvent le cas après un refus d’indemnisation en catastrophe naturelle, où l’interprétation de l’origine est déterminante.

Cette contre-expertise produit un rapport technique opposable, appuyé sur des constats précis : nature de la fissure, mesures, mise sous surveillance par jauges si nécessaire, analyse de l’origine. C’est souvent ce document qui fait rouvrir un dossier classé trop vite. Notre page sur l’assistance en expertise contradictoire et judiciaire détaille ce déroulé.

Saisir le médiateur de l’assurance

Si le désaccord persiste après la contre-expertise, vous pouvez saisir le médiateur de l’assurance. C’est une démarche gratuite, dont les coordonnées figurent dans votre contrat. Le médiateur examine le dossier de façon indépendante et rend un avis.

Cette étape a l’avantage d’être rapide et sans frais, et elle résout une part importante des litiges sans passer par un tribunal. Un dossier appuyé par un rapport d’expertise indépendant y arrive évidemment en bien meilleure position.

L’action en justice, en dernier recours

Si la médiation n’aboutit pas, l’action en justice reste possible. Les litiges les plus modestes relèvent du tribunal de proximité, les plus importants du tribunal judiciaire. Une expertise judiciaire est alors souvent ordonnée.

La procédure prend du temps, mais quand l’assureur est dans son tort, il peut être condamné à prendre en charge les frais engagés. Score Expertises intervient sur le volet technique de ces dossiers ; pour le volet strictement juridique, l’accompagnement d’un avocat reste indispensable. Notre rôle est d’apporter la preuve technique, pas de remplacer le conseil juridique. Pour comprendre comment choisir un expert judiciaire immobilier, nous avons consacré une page à cette étape.

À retenir

Un refus se conteste en trois temps : contre-expertise indépendante, médiation gratuite, puis action en justice si nécessaire. Le rapport d’expertise est le socle commun aux trois.

« Un refus d’indemnisation n’est pas une décision définitive, c’est une position de l’assureur que la preuve technique peut renverser. »

06 · Le rôle de l’expertPourquoi un diagnostic d’origine change votre dossier

Tout ce qui précède revient au même point : l’indemnisation se joue sur la preuve de l’origine de la fissure. Comprendre qui établit cette preuve, et comment, est ce qui sépare un dossier solide d’un dossier fragile.

Mandaté par la compagnie

L’expert d’assurance

Rémunéré par l’assureur qui l’envoie

Évalue le sinistre dans le cadre d’intérêt de la compagnie

Son analyse oriente la proposition d’indemnisation

Mandaté par vous

L’expert indépendant

Ne défend que votre dossier

Établit l’origine technique de la fissure de façon factuelle

Produit un rapport opposable à l’assureur, au médiateur, au tribunal

Expert d’assurance et expert indépendant : deux rôles distincts

L’expert mandaté par votre assureur fait son travail avec sérieux, mais il est rémunéré par la compagnie. Son analyse, même honnête, s’inscrit dans le cadre d’intérêt de l’assureur. En face, l’expert indépendant est mandaté par vous et ne défend que votre dossier.

Cette différence n’est pas un détail : sur une fissure dont l’origine peut être interprétée de plusieurs façons, avoir un expert qui examine la situation de votre côté rééquilibre une discussion qui, sans cela, se tient à sens unique.

Ce qu’un rapport d’expertise apporte à votre dossier

Un rapport d’expertise indépendant décrit la fissure de façon factuelle : localisation, dimensions, caractère évolutif ou stable, déformations associées, lien probable avec une cause précise. Quand la fissure est suspecte, l’expert peut poser des jauges de surveillance Saugnac pour mesurer son évolution dans le temps.

Ce document est opposable : il peut être présenté à l’assureur, au médiateur ou au tribunal. C’est un fait technique, pas une opinion, et c’est ce qui lui donne son poids dans la négociation.

Quand appeler un expert : avant ou après la déclaration

Idéalement, avant. Un avis technique obtenu en amont de la déclaration permet de viser la bonne garantie et de bâtir un dossier propre dès le départ. Mais un expert reste utile à toutes les étapes : après un premier refus, avant une médiation, ou pour préparer une expertise judiciaire.

Le premier réflexe ne coûte rien : un appel. Le diagnostic téléphonique de Score Expertises permet, en quelques minutes, de comprendre si votre fissure justifie une expertise sur place et vers quelle démarche vous orienter. Chaque situation est unique, et c’est précisément pour cela qu’aucun diagnostic sérieux ne se fait à distance de façon définitive.

Sur la question légitime du coût, un repère : une expertise indépendante représente une dépense modérée au regard d’un plafond à reprendre entièrement ou d’une indemnisation perdue faute de preuve. C’est l’investissement qui sécurise tout le reste du dossier.

À retenir

L’expert d’assurance défend l’assureur, l’expert indépendant défend votre dossier. Un rapport d’expertise transforme une opinion contestable en fait technique opposable.

Faites le point sur votre fissure : 07 81 33 50 36

Sans engagement. 15 à 20 minutes au téléphone avec un expert. Vous repartez avec une orientation claire, pas un devis.

Vos questions les plus fréquentes sur la fissure de plafond et l’assurance

Une fissure de plafond en placo est-elle toujours indemnisée par l’assurance ?

Non. L’assurance indemnise une fissure uniquement si elle découle d’un événement garanti : catastrophe naturelle reconnue par arrêté, dégât des eaux, malfaçon couverte par la décennale, ou vice caché. Une fissure due à l’usure du bâti ou à un défaut d’entretien n’est pas prise en charge. C’est l’origine, et sa preuve, qui déterminent l’indemnisation.

Combien coûte une expertise pour une fissure de plafond ?

La majorité de nos expertises sont à 590 € TTC, quel que soit le sujet, fissures comprises. Ce tarif unique est un choix de positionnement : la concurrence est rude en Île-de-France et nous tenons à rester accessibles. Le devis dépasse rarement ce montant, sauf cas spécifiques comme les très grandes copropriétés, où le périmètre peut justifier un tarif jusqu’à 900 € TTC. Le premier diagnostic téléphonique est gratuit et sans engagement.

Quel délai pour déclarer une fissure liée à une catastrophe naturelle ?

Vous disposez de trente jours à compter de la publication de l’arrêté interministériel de catastrophe naturelle au Journal officiel, conformément à l’article L125-2 du Code des assurances. Pour un dégât des eaux, le délai est de cinq jours ouvrés à partir de la découverte du sinistre. Un retard de déclaration peut entraîner une réduction ou un refus d’indemnisation.

Mon assurance a refusé : puis-je encore obtenir une indemnisation ?

Oui, un refus n’est pas définitif. Vous pouvez demander une contre-expertise par un expert indépendant, dont le rapport opposable peut faire rouvrir le dossier. Si le désaccord persiste, le médiateur de l’assurance offre un recours gratuit, et l’action en justice reste possible en dernier lieu. Dans la majorité des dossiers que nous traitons, une preuve technique de l’origine change la position de l’assureur.

Faut-il faire appel à un expert avant ou après la déclaration de sinistre ?

Idéalement avant. Un avis technique obtenu en amont permet de viser la bonne garantie et de constituer un dossier solide dès la déclaration. Un expert reste néanmoins utile à toute étape : après un refus, avant une médiation ou pour une expertise judiciaire. Le premier diagnostic téléphonique est gratuit et vous oriente sans engagement.

Rédigé par l’experte

Nydia Doukhi

Experte en bâtiment, génie civil · Agréée S.N.E.I. · 10+ ans

Spécialiste des pathologies structurelles et des fissures, Nydia Doukhi accompagne chaque année des propriétaires d’Île-de-France confrontés à des sinistres et à des litiges d’assurance. Son rôle : établir l’origine technique d’un désordre et fournir un rapport opposable qui sécurise le dossier d’indemnisation.

Sources

Chaque situation est unique. Diagnostic téléphonique gratuit.