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Comment reconnaître une malfaçon maison : le guide complet

2 • Juin • 2026 | Malfaçon

Une fissure qui apparaît au-dessus d’une fenêtre. Une trace d’humidité dans un angle. Un carrelage qui sonne creux sous le pied. Quand vous venez de faire construire, de rénover, ou d’emménager, ces petits signes réveillent toujours la même question : est-ce normal, ou est-ce le début d’un vrai problème ?

Distinguer un défaut bénin d’une malfaçon maison n’a rien d’évident. Un mur fraîchement enduit qui présente une microfissure n’a pas la même gravité qu’une fissure en escalier qui s’élargit de mois en mois. Pourtant, à l’œil non averti, les deux se ressemblent. Et tant que vous ne savez pas ce que vous regardez, vous restez dans le doute, parfois pendant des mois, à hésiter entre la panique et le déni.

Reconnaître une malfaçon, c’est d’abord apprendre à lire son logement. Savoir où regarder, ce qui doit alerter, et ce qui relève d’une simple finition imparfaite. C’est aussi connaître la différence entre une malfaçon, une non-conformité et un vice caché, parce que cette distinction commande vos recours et vos délais. Ce guide vous donne cette grille de lecture, poste par poste, du regard d’un expert qui inspecte les chantiers au quotidien.

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D’expérience cumulée sur le terrain
S.N.E.I.
Cabinet agréé Syndicat National des Experts Immobiliers

01 · Le bon vocabulaireMalfaçon, non-conformité, vice caché : ne confondez pas

Avant même de chercher des signes, il faut poser le bon mot sur ce que vous observez. Ces trois termes sont souvent employés comme synonymes, à tort. Ils désignent des situations différentes, et surtout ils n’ouvrent pas les mêmes recours ni les mêmes délais. Se tromper de qualification, c’est risquer d’engager une démarche vouée à l’échec.

Une malfaçon est un défaut d’exécution. Le travail a été mal fait : un enduit mal appliqué, une étanchéité bâclée, un mur qui n’est pas d’aplomb. La non-conformité, elle, est un écart par rapport à ce qui était prévu. L’ouvrage ne correspond pas aux plans, au devis ou au contrat signé, même s’il est correctement réalisé. Le vice caché, enfin, est un défaut qui n’était pas visible au moment de la réception et qui se révèle plus tard.

Défaut d’exécution

La malfaçon

Le travail a été mal réalisé. Carrelage mal posé, joint d’étanchéité raté, peinture qui cloque. La qualité de l’ouvrage est en cause.

Se constate : techniquement
Écart au contrat

La non-conformité

L’ouvrage ne correspond pas aux plans ou au devis. Une cloison déplacée, un matériau remplacé, une surface réduite.

Se constate : contrat en main
Défaut révélé après

Le vice caché

Un défaut invisible lors de la réception, qui apparaît ensuite. Il rend le bien impropre à son usage ou en diminue la valeur.

Se constate : a posteriori

La frontière compte beaucoup. Une non-conformité se constate en comparant l’ouvrage au contrat, document en main. Une malfaçon se constate techniquement, en examinant la qualité d’exécution. Quant au vice caché, il relève de l’article 1641 du Code civil pour une vente, et c’est souvent le plus difficile à faire reconnaître, car il faut prouver que le défaut existait avant et qu’il était indécelable.

Dans la pratique d’expertise, beaucoup de dossiers mélangent les trois. Une maison peut présenter à la fois une malfaçon d’étanchéité, une non-conformité de surface et un vice caché de fondation. Chacun appelle une garantie et une procédure distinctes. C’est précisément le rôle d’un rapport d’expertise que de trier et de qualifier chaque désordre.

À retenir

Malfaçon, non-conformité et vice caché ne sont pas synonymes. La malfaçon touche la qualité d’exécution, la non-conformité l’écart au contrat, le vice caché un défaut invisible révélé après coup. Chacun ouvre des recours différents : qualifier correctement le désordre est la première étape de toute démarche.

02 · Lire les signesLes signes qui doivent vous alerter, poste par poste

Un expert qui inspecte un logement ne regarde pas au hasard. Il suit un parcours, poste par poste, parce que chaque élément de la construction trahit ses faiblesses à des endroits précis. Vous pouvez faire la même chose, à votre niveau. Voici où porter votre attention et ce qui doit vous mettre la puce à l’oreille.

Fissure en escalier

Suit les joints des parpaings

Auréole d’humidité

Tache brune, cloque, salpêtre

Carrelage décollé

Sonne creux, se soulève

Menuiserie déformée

Ne ferme plus, frotte, coince

Schéma de repérage. Le signe visible n’indique jamais à lui seul la gravité du désordre.

Murs et fissures

Les fissures sont le motif le plus fréquent d’inquiétude, et le plus mal interprété. Toutes ne se valent pas. Une microfissure fine, stable, en surface de l’enduit, est généralement bénigne. Ce qui doit alerter, c’est la fissure large, profonde, qui traverse le mur de part en part, ou qui dessine un escalier le long des joints de parpaings. Pour aller plus loin, notre guide vous aide à savoir quand s’inquiéter d’une fissure de maison.

Surveillez aussi l’évolution. Une fissure qui s’élargit semaine après semaine, qui se prolonge, ou qui s’accompagne d’un décollement, signale un mouvement actif de la structure. Notez la date à laquelle vous l’avez repérée, photographiez-la avec un objet d’échelle à côté, et observez-la dans le temps. Cette chronologie est une information précieuse pour l’expert.

Humidité et infiltrations

L’humidité est sournoise parce qu’elle se manifeste loin de sa cause. Une auréole au plafond peut venir d’une toiture, d’une canalisation ou d’une terrasse mal étanchée à plusieurs mètres de là. Les signaux à repérer sont les traces brunes, les cloques de peinture, le salpêtre blanchâtre en bas des murs, les moisissures dans les angles et l’odeur de renfermé qui persiste malgré l’aération.

Sur une construction récente, une humidité anormale dès les premiers mois est rarement un hasard. Elle trahit souvent un défaut d’étanchéité, un pont thermique ou une ventilation insuffisante. Ce sont des désordres fonctionnels qui s’aggravent vite si on ne traite pas la cause.

Sols, carrelage et planchers

Un carrelage qui sonne creux quand on tape dessus n’adhère pas correctement à son support. Il finira par se fissurer ou se décoller. Un sol qui présente une pente perceptible, un plancher qui fléchit ou qui grince anormalement, des joints qui se craquellent : autant d’indices d’un défaut de mise en œuvre ou, plus grave, d’un problème de support.

Posez une bille ou un niveau dans plusieurs pièces. Une horizontalité défaillante peut révéler un simple défaut de chape, mais aussi un tassement de la structure. La distinction est importante, et c’est là que le regard technique fait la différence.

Menuiseries, plomberie, électricité

Les portes et fenêtres sont d’excellents témoins. Si elles ne ferment plus, frottent ou se coincent alors qu’elles fonctionnaient, le bâti a bougé. Vérifiez aussi l’étanchéité à l’air : une menuiserie mal posée laisse passer un courant d’air et fait grimper la facture de chauffage.

Côté plomberie, traquez les fuites discrètes : un compteur qui tourne alors que tout est fermé, une trace d’humidité sous un meuble, une pression anormale. Côté électricité, méfiez-vous d’une prise qui chauffe, d’un tableau mal organisé ou de circuits manifestement surchargés. Ces désordres fonctionnels relèvent souvent de la garantie biennale et méritent d’être signalés sans attendre.

À retenir

Inspectez votre logement poste par poste : murs, humidité, sols, menuiseries, réseaux. Ce qui compte, ce n’est pas seulement le défaut, mais son évolution. Une fissure stable n’a rien à voir avec une fissure qui s’élargit. Datez, photographiez, comparez dans le temps : cette chronologie est décisive pour l’expert.

« Le particulier voit le symptôme, l’expert remonte à la cause. Et c’est la cause qui détermine la garantie applicable. »

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Sans engagement. Décrivez ce que vous observez, un expert vous dit s’il faut s’inquiéter.

03 · Mesurer la gravitéMalfaçon structurelle, fonctionnelle ou esthétique : pourquoi la distinction change tout

Toutes les malfaçons ne se traitent pas avec la même urgence ni avec les mêmes garanties. Les classer en trois familles vous aide à mesurer la gravité réelle de ce que vous observez, et à comprendre quelle protection légale vous pouvez activer.

Malfaçon structurelle

Fondations, murs porteurs, charpente, dalle. Engage la solidité de l’ouvrage. Relève de la garantie décennale.

Réaction immédiate

Malfaçon fonctionnelle

Plomberie, isolation, ventilation, électricité. Le logement ne fonctionne pas comme prévu. Biennale ou décennale.

À traiter vite

Malfaçon esthétique

Peinture, alignement, joints de finition. Dévalorise le bien. Relève de la garantie de parfait achèvement.

À signaler

Trois familles, trois niveaux d’urgence. L’épaisseur du trait traduit la gravité du désordre.

Les malfaçons structurelles

Ce sont les plus graves. Elles touchent ce qui fait tenir la maison debout : fondations, murs porteurs, charpente, dalle. Une fissuration importante et évolutive, un affaissement de plancher, une charpente sous-dimensionnée entrent dans cette catégorie. Le risque ne se limite pas à un inconfort : il engage la solidité de l’ouvrage et, dans les cas extrêmes, la sécurité des occupants.

Ces désordres relèvent en principe de la garantie décennale, prévue par l’article 1792 du Code civil, qui couvre pendant dix ans les dommages compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination. Face à un signe structurel, il ne faut jamais attendre.

Les malfaçons fonctionnelles

Elles n’effondrent pas la maison, mais elles dégradent la vie quotidienne. Une plomberie qui fuit, une isolation thermique insuffisante, une ventilation mal conçue, une électricité non conforme. Le logement reste debout mais il ne fonctionne pas comme il le devrait, et la facture énergétique ou les dégâts des eaux finissent par peser lourd.

Selon le défaut, ces malfaçons relèvent de la garantie biennale de bon fonctionnement pour les équipements dissociables, ou de la décennale lorsque le désordre rend le logement impropre à son usage. La frontière n’est pas toujours évidente, et c’est un point que l’expertise permet de trancher.

Les malfaçons esthétiques

On les juge souvent secondaires. C’est une erreur. Une peinture qui cloque, un carrelage mal aligné, des joints bâclés : ces défauts ne mettent personne en danger, mais ils dévalorisent le bien et trahissent parfois un travail négligé ailleurs aussi. Un acquéreur les repère immédiatement et les utilise pour négocier.

Les défauts purement esthétiques, dès lors qu’ils ont été constatés à la réception ou dans l’année qui suit, relèvent de la garantie de parfait achèvement. Le constructeur doit les reprendre, quelle que soit leur importance. Un défaut mineur n’est pas un défaut négligeable : c’est un défaut à signaler.

À retenir

Classez ce que vous observez en trois familles : structurel, fonctionnel, esthétique. Le structurel engage la sécurité et relève de la décennale, le fonctionnel dégrade le quotidien, l’esthétique dévalorise le bien. Aucune de ces catégories ne doit être négligée, mais le structurel impose une réaction immédiate.

04 · L’œil et les outilsLes outils qui voient ce que vos yeux ne voient pas

Tout ce qui précède vous permet de repérer beaucoup de choses. Mais il faut être honnête sur les limites de l’observation à l’œil nu. Une part importante des malfaçons les plus coûteuses sont invisibles tant qu’on ne sait pas où ni comment chercher. Un expert ne se contente pas de regarder : il mesure, avec des instruments précis qui transforment une impression en donnée objective.

Boîte à outils de l’expert

Quatre instruments qui rendent l’invisible mesurable

Caméra thermique

Révèle ponts thermiques et défauts d’isolation

Humidimètre

Quantifie le taux d’humidité d’un mur

Jauges Saugnac

Mesurent l’évolution d’une fissure sur des semaines

Drone d’inspection

Examine toitures et façades en hauteur

Ce que l’œil nu ne voit pas

Une fissure de surface peut masquer un désordre structurel profond. Une humidité localisée peut venir d’une cause située plusieurs mètres plus loin. Une isolation peut sembler en place et présenter des défauts de continuité qui ruinent sa performance. La gravité réelle d’un désordre ne se lit presque jamais sur sa partie visible.

C’est la difficulté centrale du diagnostic. Le particulier voit le symptôme, l’expert remonte à la cause. Et c’est la cause, pas le symptôme, qui détermine la garantie applicable, le coût de la réparation et la responsabilité engagée.

Les outils de l’expert

Un expert en bâtiment ne se contente pas de regarder. Il mesure. Une caméra thermique révèle les ponts thermiques et les défauts d’isolation invisibles. Un humidimètre quantifie un taux d’humidité que l’œil ne fait que deviner. Des jauges Saugnac posées sur une fissure mesurent son évolution réelle sur plusieurs semaines. Une inspection par drone permet d’examiner une toiture ou une façade en hauteur sans échafaudage.

Ces outils transforment une impression en donnée objective. C’est cette objectivation qui fait la différence entre « je crois que c’est grave » et un constat technique opposable.

Le rôle du rapport d’expertise

Le rapport d’expertise est le document qui qualifie chaque désordre, identifie sa cause probable, rattache le défaut à la garantie concernée et chiffre les reprises nécessaires. C’est lui qui donne du poids à votre demande, que ce soit dans une négociation amiable avec le constructeur, face à un assureur, ou devant un tribunal.

Sans ce document, vous opposez votre parole à celle d’un professionnel. Avec lui, vous opposez un constat indépendant et argumenté. Dans la majorité des dossiers que nous traitons chez Score Expertises, c’est l’existence d’un rapport solide qui débloque une situation enlisée depuis des mois.

À retenir

L’auto-diagnostic a une limite nette : il révèle des symptômes, pas des causes. Or c’est la cause qui détermine la garantie, le coût et la responsabilité. Caméra thermique, humidimètre, jauges, drone : l’expert objective ce que l’œil soupçonne, et le rapport d’expertise transforme votre doute en constat opposable.

Faut-il une expertise dans votre cas ? 07 81 33 50 36

Sans engagement. Le premier appel sert à déterminer si une visite est nécessaire, ou non.

05 · Le bon timingÀ quel moment faire constater une malfaçon

Reconnaître une malfaçon, c’est aussi savoir quand agir. Le moment où vous constatez le défaut conditionne la garantie que vous pourrez activer et le délai dont vous disposez. Trois étapes du parcours appellent une vigilance particulière.

1

Jour J

À la réception

Tout défaut visible inscrit en réserve sur le procès-verbal. L’étape la plus décisive.

Art. 1792-6 C. civ.
2

+ 1 an

Parfait achèvement

Tout désordre apparu dans l’année est signalé par recommandé au constructeur.

12 mois
3

2 à 10 ans

Biennale et décennale

Les désordres tardifs restent couverts selon leur nature, dans les délais légaux.

Art. 1792 C. civ.

À la réception des travaux

La réception est le moment le plus important, et le plus sous-estimé. C’est elle qui déclenche les garanties, mais c’est aussi elle qui marque votre acceptation de l’ouvrage. Tout défaut que vous constatez à ce stade doit être inscrit comme réserve sur le procès-verbal de réception. Une réserve consignée engage le constructeur ; un défaut non consigné devient beaucoup plus difficile à faire reprendre.

Ne signez jamais un procès-verbal de réception dans la précipitation. Prenez le temps de tester les équipements, d’inspecter chaque pièce, de noter chaque anomalie. Beaucoup de litiges naissent d’une réception bâclée. Se faire accompagner d’un expert ce jour-là est l’un des meilleurs investissements de protection possible.

Pendant l’année de parfait achèvement

L’année qui suit la réception est couverte par la garantie de parfait achèvement. Tout désordre apparu dans cette période, même s’il n’avait pas été repéré le jour de la réception, peut être signalé au constructeur qui doit le reprendre. Cette première année est donc une fenêtre d’observation à exploiter pleinement.

Signalez chaque défaut par lettre recommandée avec accusé de réception, décrivez-le précisément, joignez des photos. Plus le signalement est rapide et documenté, plus la garantie joue facilement.

Après l’emménagement

Les désordres qui apparaissent plus tard ne sont pas pour autant sans recours. La garantie biennale couvre les équipements pendant deux ans, la garantie décennale les dommages graves pendant dix ans. Un défaut qui se révèle au bout de trois ou cinq ans peut donc encore être pris en charge, à condition qu’il relève bien de la décennale.

Le réflexe à conserver est le même tout au long de ces années : dès qu’un signe apparaît, datez-le, documentez-le, et faites-le qualifier rapidement. Un désordre laissé sans constat pendant des années devient un dossier fragile.

À retenir

Le moment où vous constatez le défaut commande la garantie applicable. La réception est l’étape clé : tout défaut visible doit y être inscrit en réserve. L’année de parfait achèvement est une fenêtre à exploiter. Et même plusieurs années après, biennale et décennale restent mobilisables. Dans tous les cas : datez et documentez sans attendre.

« Beaucoup de litiges naissent d’une réception bâclée. Un défaut non consigné devient beaucoup plus difficile à faire reprendre. »

06 · Les démarchesUne malfaçon confirmée : les premières démarches

Vous avez identifié un défaut, vous l’avez qualifié, vous savez à quelle garantie il se rattache. Que faire concrètement ? Les premières démarches sont simples et tiennent en quelques principes. Elles ne remplacent pas l’avis d’un professionnel, mais elles vous évitent les erreurs qui fragilisent un dossier.

1

Signaler par écrit

Lettre recommandée avec accusé de réception au constructeur, chaque désordre décrit, photos à l’appui. Ce courrier date votre démarche.

2

Mettre en demeure

Si le constructeur ne réagit pas, la mise en demeure formalise la demande et fixe un délai de réparation.

3

Faire intervenir un expert

Le rapport indépendant qualifie et chiffre les désordres. Il sert de base à la négociation, à l’assurance ou à la procédure.

1 an

Parfait achèvement

Couvre tous les défauts signalés à la réception ou apparus dans l’année, quelle que soit leur importance.

2 ans

Garantie biennale

Couvre le bon fonctionnement des équipements dissociables : volets, robinetterie, chauffage, menuiseries.

10 ans

Garantie décennale

Couvre les dommages compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination.

D’abord, signalez par écrit. Une lettre recommandée avec accusé de réception adressée au constructeur, décrivant chaque désordre, photos à l’appui. Ce courrier date votre démarche et constitue le point de départ de tout recours. Ensuite, si le constructeur ne réagit pas, une mise en demeure formalise votre demande et fixe un délai de réparation.

Si le dialogue reste bloqué, l’expertise indépendante prend le relais. Le rapport qualifie les désordres et chiffre les reprises. Il sert de base à une négociation amiable, à une déclaration auprès de l’assurance dommages-ouvrage si vous en disposez, ou, en dernier recours, à une procédure d’indemnisation des malfaçons.

Un mot sur le coût. Faire intervenir un expert représente une dépense, et la question revient toujours : est-ce que ça en vaut la peine ? Mis en regard du montant d’une reprise structurelle, ou de la décote d’un bien dévalué par des désordres non traités, le coût d’une expertise reste modeste. Un mauvais diagnostic, lui, se paie longtemps. Chez Score Expertises, la majorité des expertises sont facturées 590 € TTC, quel que soit le sujet, un positionnement volontairement accessible sur un marché francilien où certains cabinets démarrent plus haut.

Autre question fréquente : pourquoi un expert indépendant alors que l’assurance envoie le sien ? Parce que l’expert mandaté par l’assureur défend les intérêts de l’assureur. L’expert indépendant défend les vôtres, avec le même niveau de technicité. Lors d’une expertise contradictoire, c’est cet équilibre qui permet une évaluation juste des désordres.

À retenir

Face à une malfaçon confirmée : signalez par écrit en recommandé, puis mettez en demeure si rien ne bouge. Si le blocage persiste, le rapport d’expertise indépendant qualifie et chiffre les désordres. Parfait achèvement, biennale, décennale : la garantie mobilisable dépend de la nature exacte du défaut.

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07 · L’essentielVotre parcours en cinq temps

Si vous ne deviez retenir qu’une seule chose de ce guide, ce serait l’ordre dans lequel agir. Cinq gestes, dans le bon enchaînement, suffisent à transformer un doute en démarche solide. Sautez une étape, et tout le reste fragilise votre dossier.

01

Observer

Inspectez poste par poste, sans jamais minimiser

02

Qualifier

Malfaçon, non-conformité ou vice caché ?

03

Dater

Photographiez, datez, suivez l’évolution

!

04

Alerter

Recommandé puis mise en demeure si silence

05

Faire constater

Rapport d’expertise indépendant et opposable

Chacune de ces étapes a son rôle. Observer permet de repérer ; qualifier oriente vers la bonne garantie ; dater verrouille la chronologie ; alerter fait courir les délais légaux ; faire constater donne au dossier la force qu’aucun particulier ne peut produire seul. C’est sur ce dernier point que le diagnostic téléphonique gratuit prend tout son sens : déterminer, en quelques minutes, si une visite est utile dans votre cas, et avec quelle priorité.

À retenir

Observer, qualifier, dater, alerter, faire constater. Cinq gestes, dans cet ordre. C’est la séquence qui transforme un doute en démarche solide. Aucune étape ne se rattrape après coup.

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08 · FAQVos questions les plus fréquentes sur les malfaçons maison

Quelle différence entre une malfaçon et une simple finition imparfaite ?

Une finition imparfaite est un défaut mineur et acceptable au regard des règles de l’art, comme une légère irrégularité de teinte. Une malfaçon est un défaut d’exécution qui ne respecte pas les normes ou le contrat. La frontière n’est pas toujours nette, et c’est précisément ce qu’une expertise permet de trancher objectivement. En cas de doute, mieux vaut signaler le défaut que de le laisser passer.

Une fissure est-elle toujours une malfaçon ?

Non. Une microfissure de surface, fine et stable, est souvent bénigne. Ce qui doit alerter, c’est une fissure large, traversante, en escalier, ou qui évolue dans le temps. La gravité dépend de la cause sous-jacente, pas de l’apparence. Seul un examen technique, parfois avec pose de jauges pour mesurer l’évolution, permet de qualifier réellement une fissure.

Combien coûte une expertise pour constater une malfaçon ?

La majorité de nos expertises sont à 590 € TTC, quel que soit le sujet (fissures, humidité, malfaçons, VEFA, conseil avant achat). Ce tarif unique est un choix de positionnement : la concurrence est rude en Île-de-France, nous tenons à rester accessibles. Le devis dépasse rarement ce montant, sauf cas spécifiques comme les très grandes copropriétés où le périmètre peut justifier un tarif jusqu’à 900 € TTC. Le premier diagnostic téléphonique est gratuit et sans engagement.

Puis-je constater une malfaçon moi-même ou faut-il un professionnel ?

Vous pouvez repérer beaucoup de signes vous-même : fissures, humidité, défauts de finition. Mais l’auto-diagnostic révèle des symptômes, pas leur cause. Pour qualifier la gravité réelle d’un désordre, le rattacher à la bonne garantie et obtenir un constat opposable, l’intervention d’un expert en bâtiment est nécessaire. Le premier appel téléphonique permet justement de déterminer si une visite s’impose.

Que faire si le constructeur ne répond pas à mes signalements ?

Commencez par un signalement en lettre recommandée avec accusé de réception, puis une mise en demeure fixant un délai de réparation. Si le silence persiste, un rapport d’expertise indépendant donne du poids à votre démarche. Il sert de base à une négociation amiable, à une déclaration auprès de l’assurance dommages-ouvrage, ou à une action judiciaire si nécessaire. Chaque situation est unique : un premier échange téléphonique permet d’évaluer la meilleure marche à suivre.

Jusqu’à quand puis-je faire valoir mes droits après la réception ?

Les délais courent à compter de la réception des travaux : un an pour la garantie de parfait achèvement, deux ans pour la garantie biennale, dix ans pour la garantie décennale. Un défaut qui apparaît plusieurs années après peut donc encore être couvert, s’il relève de la décennale. Le délai est strict : passé ce terme, le recours n’est plus recevable. D’où l’importance de faire constater un désordre dès son apparition.

Rédigé par l’expert

Mustapha Doukhi

Architecte · 35 ans d’expérience

Architecte avec 35 ans d’expérience, Mustapha Doukhi intervient sur les malfaçons, les réceptions de travaux, la VEFA et le suivi de chantier. Il accompagne les particuliers d’Île-de-France pour identifier les désordres de construction et faire valoir leurs droits.

Sources

Chaque situation est unique. Diagnostic téléphonique gratuit.